Septembre 1928. Churchill est ministre des finances du Royaume-Uni.
Il passe l'été à Chartwell, son domaine dans le Kent. Et il écrit ceci dans une lettre: "I have had a delightful month building a cottage and dictating a book: 200 bricks and 2,000 words a day.”
200 briques par jour. 2000 mots par jour.
Il construit un mur autour du jardin. Une petite maison pour sa fille Mary. Il devient si bon qu'il rejoint le syndicat des maçons. Sa carte dit : Winston S. Churchill. Occupation : bricklayer.
Le ministre des finances britannique avait une carte de maçon dans la poche.
Si tu te demandes encore pourquoi je fais de la menuiserie, voici un premier indice.
À quinze kilomètres de là, un demi-siècle plus tôt, Darwin faisait autre chose. Il marchait. Deux à trois fois par jour sur un chemin de 400 mètres qu'il avait fait construire au fond de son jardin. Il l'appelait "my thinking path". Il empilait des cailloux à l'entrée et en faisait tomber un à chaque tour. Quand la pile était vide, il rentrait.
Churchill posait des briques pour arrêter de penser. Darwin marchait pour commencer à penser.
Deux hommes. Deux directions opposées. Même résultat.
L'un a théorisé l'évolution des espèces. L'autre a sauvé l'Europe.
Ce qu'ils avaient compris, et que personne n'a eu besoin de leur expliquer, c’est que le cerveau ne fonctionne pas seul. Il a besoin que le corps fasse quelque chose.
Aujourd'hui on en parle en faisant référence à la santé mentale. Ils savaient que ça fait partie du travail.
La dépression a horreur des cibles en mouvement. Si tu te sens mal ou bloqué sur un problème, mets-toi en mouvement.
Ronel Kouakep
#TheStreetSweeper