"Tu ne peux pas verser à partir de seaux vides."
C'est une phrase que j'ai lue dans le livre de Steven Bartlett, The Diary of a CEO, The 33 Laws of Business and Life.
Le passage est tiré de la première loi : "Fill your five Buckets in the right order" (Remplis tes 5 seaux dans le bon ordre). La version originale de la phrase, c'est : "You cannot pour from empty buckets."
J'ai surligné ce passage. Et dans la marge du livre, j'ai écrit : "my first mistake."
En vrai, j'aurais pu écrire "my biggest mistake." Parce que c'est probablement la plus grande erreur que j'ai commise dans ma vie jusqu'à présent. Et pourtant, des erreurs, j'en ai commis pas mal.
Laisse-moi te situer.
Steven Bartlett raconte qu'au début de sa carrière, à 18 ans, il était hanté par une question existentielle. Devait-il concentrer son temps et son énergie à construire une entreprise qui le rendrait riche ? Ou rentrer dans le pays africain où il était né et consacrer toute sa vie à sauver ne serait-ce qu'une seule personne ?
La question l'a perturbé pendant des mois. Jusqu'au jour où, par chance, il croise lors d'un événement à New York le guru Radhanath Swami. Il lui expose son dilemme.
La réponse du guru est simple. Après l'avoir fixé longuement, il lui dit : "You cannot pour from empty buckets."
Tu ne peux pas verser à partir de seaux vides.
Cette question que s'est posée Steven, je me la pose depuis bien plus jeune que lui. Et je n'ai jamais eu de réponse aussi limpide. Même si, en y repensant, je pense être passé à côté de la bonne réponse plusieurs fois.
Animé par un profond désir d'aider mon peuple à se développer, d'aider les miens à se sortir de la misère que nous connaissons, j'ai toujours pensé que toute mon énergie, tant que je serai vivant, devait être consacrée à servir mon peuple. D'une manière ou d'une autre.
Sauf que mes seaux étaient vides.
Tout ce que j'ai réussi à faire pendant ces années, c'était de recueillir quelques gouttes d'eau dans un seau troué et d'essayer de les partager avec le maximum de personnes. Résultat : une aide qui n'en était pas vraiment une. Ni pour moi ni pour les autres.
Du "travail ni fait ni à refaire" comme dit souvent Ayélé.
Aujourd'hui, je m'en sors un peu mieux. Je ne suis certainement pas là où j'aurais dû être à mon âge. Mais je commence enfin à apprendre la leçon. Et j'espère que cette fois-ci, je l'ai bien apprise.
Pourquoi je te raconte tout ça ?
Parce que je veux partager avec toi cette leçon que j'ai mis trente ans à comprendre. Pour que tu ne fasses pas la même erreur. Surtout si toi aussi tu es porté par cet appel profond à aider ta famille, ta communauté, ton pays.
Je sais ce que tu ressens. C'est difficile de voir les tiens souffrir. Tu serais prêt à donner tout ce que tu as pour que ça cesse. Tu te dis que chaque jour passé sans agir est un jour de trop. Que tu n'as pas le droit d'attendre. Sauf que ce n'est pas en te précipitant que tu vas changer quoi que ce soit.
Crois-moi sur parole : ton action sera infiniment plus utile une fois tes seaux remplis. Pour l'instant, toute ton énergie devrait être concentrée sur ce remplissage. Discrètement. Patiemment. Méthodiquement.
Et le jour où tes seaux seront pleins, ton impact sera d'une intensité que tu ne peux même pas imaginer aujourd'hui.
Quels sont ces seaux, selon Steven Bartlett ?
- Ta connaissance. Ce que tu sais.
- Tes aptitudes. Ce que tu sais faire.
- Ton réseau. Qui tu connais.
- Tes ressources. Ce que tu possèdes.
- Ta réputation. Ce que le monde pense de toi.
Travaille à remplir ces seaux dans le bon ordre. Et je te le garantis qu'il n'existera pas de combat que tu ne pourras pas mener à la victoire.
Ronel Kouakep
#TheStreetSweeper
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