On parle comme ça, c’est la procrastination qui va tuer quelqu’un dans ce monde-ci. Ça fait aujourd’hui plusieurs mois que je dois faire ce texte, mais je passe mon temps à remettre à demain. À me dire que je n’ai pas encore les bons mots. À causer une injustice à l’une des rares personnes à qui je ne devrais pas le faire. Mais bon, apparemment, c’est notre spécialité en tant qu’humains. J’espère juste qu’il pourra trouver la force de me pardonner pour tout le retard que j’ai pris.
Je voulais lui réserver un meilleur texte, mais je pense que le plus important, ce n’est pas la qualité du cadeau, mais l’intention derrière le cadeau. Une leçon qui m’a pris 10 ans et un mariage pour apprendre. Et faut croire que je ne la maîtrise toujours pas.
Aujourd’hui, je voudrais te parler d’une des personnes dont je suis le plus fier depuis ces dernières années. L’une des personnes dont la transformation m’impressionne jour après jour. L’un de mes mbenguistes préférés, pendant qu’il l’est encore. Il s’agit de mon cousin Georges Defo.
Georges s’est mis lui aussi à écrire il y a quelques mois. Et depuis lors, il n’a jamais manqué un jour. Contre vents et marées, il tient la barre. Publiant un texte par jour. Un texte où, la plupart du temps, il partage une partie de sa grande intelligence, parfois une partie de sa vaste expérience professionnelle, et parfois juste une partie du grand humain qu’il est. Une de ces rares personnes qui n’a pas peur de se poser des questions. Les questions les plus difficiles, et d’aller chercher les réponses même dans les endroits qui nous font souvent le plus peur.
Il ne le savait pas (jusqu’à présent), mais il fait partie de mes rituels. L’une des personnes que je fais un point d’honneur à rencontrer quand je suis de passage en Occident, pour essayer de continuer à avoir la foi que nous pourrons un jour récupérer une partie de nos enfants arrachés sournoisement à nos terres par l’ennemi. Chaque rencontre, ce sont de longues heures de discussion où j’apprends comment il continue, un peu plus chaque fois, à orienter sa vie vers une mission plus grande. De longues heures de discussion où il contribue, sans le savoir, à me donner la force de continuer le combat.
Des personnes comme lui, je nous souhaite d’en avoir un peu plus dans le monde. Des personnes comme lui, je te souhaite d’en avoir un peu plus dans ta vie. Des personnes comme Georges, je te souhaite de les lire tous les jours. Et qui sait, peut-être que toi aussi tu seras le Georges pour des personnes comme moi dans ta vie.
En attendant, je t’invite à aller le lire sur son blog. Et si tu as l’occasion de lui laisser un commentaire, dis-lui qu’un informaticien de son calibre ne devrait pas héberger son blog gratuitement sans même avoir sécurisé son nom de domaine. Mais ne lui dis surtout pas que ça vient de moi. J’ai déjà beaucoup trop de problèmes avec les mbenguistes comme ça.
Douala 🇨🇲