Aujourd’hui, j’ai assisté à un petit récital de mes nièces au conservatoire de Vaires-sur-Marne. Des petits jeunes du primaire et du collège qui, chacun à leur tour, venaient faire une prestation avec leurs instruments : violon, saxophone, piano, clarinette...
Et là, quelque chose m’a frappé. La sophistication de tous ces instruments de musique. Ils existent depuis des siècles et pourtant, ils n’arrêtent pas d’être améliorés. La clarinette, par exemple, a aujourd’hui une allure presque high-tech, avec des matériaux qui n’existaient pas il y a encore quelques décennies. Tout ceci m’a rappelé la puissance du temps.
Toutes ces belles choses que nous admirons aujourd’hui en Occident sont le fruit d’un long travail. Elles ont commencé comme de simples idées dans la tête d’une ou plusieurs personnes. Puis ces personnes s’y sont accrochées, ont continué à travailler, génération après génération.
Et c’est ce que nous, Africains, refusons souvent de comprendre. Nous sommes trop pressés. À peine nous commençons quelque chose, nous voulons déjà le succès immédiat. Nous avons l’impression que si ça ne marche pas tout de suite, ça ne marchera jamais.
Et aujourd’hui, c’est pire qu’avant. Nous vivons une époque où presque tous les Africains abandonnent les projets sur lesquels nos parents et ancêtres ont travaillé depuis des années… pour se tourner vers tout ce qui vient d’ailleurs.
Si tu travailles sur quelque chose qui te tient à cœur, tiens bon. Tu n’as pas besoin de connaître le succès tout de suite. Tu n’as pas besoin d’avoir un produit parfait aujourd’hui. Continue simplement d’y travailler et fais confiance au temps. C’est l’intensité que tu y mettras aujourd’hui qui permettra à tes enfants et petits-enfants de parfaire ton œuvre. Et dans quelques années, qui sait ? Ce produit sur lequel tu transpires aujourd’hui sera peut-être admiré dans le monde entier.
Vaires-sur-Marne 🇫🇷