Libre circulation en Afrique de l’Ouest ? Pas forcément pour les véhicules

Un autre texte dans un restaurant. Je sens que tu risques de commencer à te faire une idée bizarre de moi. Si ce n'est pas déjà le cas d'ailleurs. Bref, c'est l'heure de notre rendez-vous quotidien et aujourd'hui je suis à la source de Possotomé, au Bénin. Plus précisément à Cotonou.

À la frontière entre le Togo et le Bénin, j'ai dû payer un laissez-passer à la douane béninoise. Laissez-passer qui me donne le droit de circuler pendant 30 jours sur le territoire béninois avec une voiture immatriculée au Togo. Et tu me connais, c'est le genre de chose qui m'indigne profondément.

Nous parlons d'intégration régionale, de libre circulation des personnes dans la sous-région, mais nous réussissons quand même à instaurer des mini-taxes qui vont dans le sens contraire de ce que nous recherchons. C'est vrai que la taxe ne coûte que 7000 FCFA et est valable un mois, mais même à ce niveau, une taxe pareille peut à grande échelle ralentir le déplacement des personnes d'un pays vers l'autre. Surtout qu'apparemment le Togo fait pareil en instaurant une taxe un peu plus élevée à 10 000 FCFA.

Dans des pays où le péage coûte 500 F, une taxe pareille à 7000 F, c'est juste prohibitif. Je m'imagine un peu ce que ce serait si, pendant que je vivais en France, je devais débourser une cinquantaine d'euros chaque fois que j'entrais dans un autre pays européen avec ma voiture. Je crois que j'aurais certainement fait beaucoup moins de voyages.

Mais bon, quelqu'un lira encore ce texte quelque part sur son canapé et dira que j'aime trop donner des leçons aux gens.


Cotonou 🇧🇯