Louis Vuitton : l’héritage se construit, pas la fortune immédiate

Il y a quelques jours, j’ai écouté le livre de Caroline Bongrand, Louis Vuitton, l’Audacieux. Une biographie retraçant les grands moments de la vie du plus célèbre malletier au monde, de sa naissance dans le Jura jusqu’à sa mort à Asnières-sur-Seine.

Oui, ça fait longtemps que je n’ai pas fait de note de lecture. Et je t’avoue que j’en ai un peu honte. Mais bon, la discipline ne laisse personne. On s’accroche comme on peut.

Je ne vais pas (pour l’instant) te faire une note de lecture de ce livre — que je t’invite à lire. Mais j’aimerais partager avec toi quelques points fascinants qui, je pense, pourraient nous servir de guide. À nous, cette génération qui devrait construire l’avenir de l’Afrique.

L’histoire de Louis Vuitton

Louis est né dans le Jura, une région montagneuse de l’Est de la France.
Sa mère décède après avoir donné naissance à cinq enfants.
Son père se remarie. Mais après quelques tragédies familiales, sa belle-mère devient très dure avec les enfants. Son père, lui, reste silencieux.

À 16 ans, Louis prend une décision radicale : Il s’enfuit de chez lui et part à pied pour Paris. Nous sommes dans les années 1830. La France d’alors n’a rien à voir avec celle d’aujourd’hui.

Le voyage est éprouvant. Sans argent, il frôle plusieurs fois la mort. Mais une fois arrivé à Paris, il se bat. Il finit par trouver un apprentissage chez un emballeur. Il y reste des années, vivant dans une chambre de bonne au-dessus de la boutique. Chambre qu’il n’a quittée que 16 ans plus tard, après s’être marié et avoir décidé d’ouvrir sa propre boutique.

Leçon 1 : L’excellence comme signature

Louis devient un maître emballeur. Il apprend l’art de fabriquer des malles et n’arrête pas d’innover. Son sens du service et de la discrétion lui permet de se lier d’amitié avec l’impératrice Eugénie avant même que celle-ci ne rencontre et n’épouse Louis-Napoléon Bonaparte qui fut le premier président et dernier monarque de France.. Une relation qui lui ouvre de nombreuses portes, et qui lui donne le courage de se lancer à son compte.

Leçon 2 : Le succès prend du temps

Mais ce qui m’a le plus marqué, c’est que Louis Vuitton, le créateur de la marque de luxe la plus célèbre au monde, a vécu une vie modeste. Bien qu’il ait commencé à voir les fruits de son travail avant sa mort, ce n’est qu’après son décès que la marque a atteint les sommets que nous lui connaissons aujourd’hui. Notamment grâce au travail acharné de son fils Georges Vuitton, qui a ouvert la première boutique à Londres et a imposé la marque à l’international.

Leçon 3 : Construire un héritage, pas une vie d’apparences

Et ce schéma se répète dans l’histoire de presque toutes les grandes marques et empires industriels. Des entrepreneurs visionnaires qui, au lieu de chercher la gratification immédiate, ont posé des bases solides pour que leurs descendants puissent les hisser encore plus haut.

Sauf que nous, Africains, nous sommes pressés. Nous ne voulons pas bâtir les fondations. Nous voulons être les valets des autres, profiter du confort immédiat et briller pour nous-mêmes, sans penser à ceux qui viendront après nous. Nous sommes en train de condamner nos enfants à une éternelle servitude, pendant que d’autres construisent des empires.

Et toi, veux-tu faire partie de ceux qui bâtissent, ou de ceux qui servent ?


Barberaz 🇫🇷