Nos rituels nous définissent : et si on en créait aussi en Afrique ?

Ce soir, avec mon pote Tim, on se fait notre traditionnelle soirée raclette. Ok, avec les enfants aussi. Autant profiter de chaque moment passé ensemble.

Tim, c’est mon témoin de mariage. On se connaît depuis au moins 13 ans, et c’est l’une des personnes les plus extraordinaires que je connaisse. Je souhaite à chacun d’avoir un Tim dans sa vie. Pour ceux qui m’ont déjà, la question est réglée. 😏 Mais pour les autres, franchement, trouvez-vous un Tim.

Depuis des années, nous avons ce rituel d’hiver : notre soirée raclette. Plat mythique des montagnes suisses et savoyardes, cuisiné depuis le 12 siècle, la raclette est presque une religion pour quiconque vit à Chambéry, en Savoie. Alors, de passage en France cet hiver, il était hors de question d’y déroger.

Et ça m’a fait réfléchir… Des rituels comme celui-ci, j’en ai créés plusieurs en Occident. Et comme la plupart des Africains de la diaspora, j’ai vite adopté ceux des pays où j’ai vécu. Les vacances en camping, les pauses café, les soirées raclette… Mais curieusement, nous avons du mal à faire pareil chez nous. Pas parce que nous n’avons pas de rituels, mais parce que nous ne leur donnons pas assez d’importance. Souvent trop complexés par ce qui vient de chez nous.

Si tu vis en Afrique ou que tu y retournes régulièrement, crée tes propres rituels.
Ce sont eux qui donnent une âme à un lieu et qui renforcent ton attachement émotionnel. Comme quand nous allions aux champs avec grand-mère quand on était petits.

Si nous voulons que l’Afrique reprenne la place qu’elle mérite dans nos cœurs,
c’est à nous de créer ces rituels. Qu’ils soient grands, à l’échelle d’un pays ou d’un continent, ou tout petits, comme une raclette avec un pote un soir d’hiver.


Chambéry 🇫🇷