Il y a quelques jours, quelqu’un m’a demandé où je puisais le courage de faire tout ce que je faisais. Comment je faisais pour continuer à croire en mes rêves d’un Cameroun meilleur, d’une Afrique debout, malgré tous les obstacles qui se dressent sur mon chemin.
Cette personne étant croyante, je lui ai demandé si elle croyait en l’existence d’une vie après la mort. Elle m’a répondu que oui. Et nous étions d’accord tous les deux sur le fait que, s’il y avait une vie après la mort, alors cette vie serait beaucoup plus longue que celle que nous vivons aujourd’hui. D’ailleurs, elle est censée durer une éternité.
Je lui ai donc dit que je préférais prendre le risque, pendant cette vie, de courir après mes rêves et de ne jamais les atteindre, plutôt que de passer l’éternité, dans cette supposée vie après la mort, à me demander ce que ça aurait été si j’avais essayé. Ce serait, selon moi, la pire punition.
Si toi aussi, tu évites de poursuivre tes rêves par peur d’échouer, si tu hésites à te lancer dans la construction de ton pays de peur de ne pas y arriver, rappelle-toi que la douleur ressentie pendant quelques années en cas d’échec ne sera jamais aussi grande que les remords que tu porterais sur ta conscience pendant l’éternité.
Comme disait Sénèque : "Apprends à vivre ; tu sauras mourir.” Bien vivre, c’est avancer sans regrets, c’est avoir le sentiment d’avoir été fidèle à ses valeurs et d’avoir accompli ce qui comptait vraiment. Vivre avec courage rend la mort plus légère.
Douala 🇨🇲