Un pays à l’image de ses citoyens : et si le problème, c’était nous ?

On se plaint souvent du gouvernement et des choses qui vont mal dans ce pays en oubliant que nous-mêmes, nous ne sommes pas innocents.

Il y a quelques semaines au Togo, je ne circulais qu'en Gozem et Yango. Et franchement, l'expérience était juste incroyable. Les chauffeurs étaient tellement serviables, gentils et polis. C'était à se demander s'ils avaient un autre salaire que celui des courses que je payais. Des courses qui étaient d'ailleurs d'un prix plus que raisonnable.

Je ne pouvais pas m'empêcher de faire le parallèle avec mon expérience Yango au Cameroun. Où je ne peux pas faire 3 courses sans avoir un problème avec un chauffeur. Où pour qu'un chauffeur arrive d'un coup, il faut vivre dans les grands quartiers. Où une fois sur deux, le chauffeur te laissera en milieu de route en te disant qu'il n'entre pas dans le quartier.

Ce matin d'ailleurs, j'ai repris un Yango à Douala. Le premier depuis mon retour et c'est déjà reparti, il a fallu que je rappelle le chauffeur 10 minutes plus tard pour qu'il se mette en route alors qu'il m'avait déjà dit 10 minutes plus tôt qu'il arrivait. Sans parler de celui que nous avons commandé hier pour faire livrer un colis, qui après s'être trompé d'adresse nous a carrément dit d'annuler la commande.

Comme quoi, notre problème c'est peut-être notre mentalité. Cette mentalité où chacun veut profiter de l'autre. Cette mentalité où personne ne respecte l'autre. Cette mentalité où le bien commun, la communauté est relégué au second plan.

Nous devrions peut-être commencer par travailler sur ça avant d'espérer avoir de meilleurs dirigeants. Car comme je dis souvent, ils ne sont qu'à notre image.


Douala 🇨🇲