La Dissonance Cognitive : Un Défi pour l'Intégrité

Les êtres humains ont une tendance très prononcée à la cohérence. Il nous est très difficile d’entretenir deux idées contradictoires en même temps. C’est d’ailleurs le concept psychologique développé en 1957 par le psychologue américain Leon Festinger. Ça s’appelle “La dissonance cognitive”.

C’est un biais qui décrit l’inconfort mental ressenti par une personne qui détient simultanément des croyances, idées ou valeurs contradictoires, ou qui agit en contradiction avec ses croyances. C’est un biais qui fait référence à la tendance des individus à réduire cet inconfort en faisant tout un tas de choses comme modifier leurs croyances pour aligner avec leurs actions, justifier ou rationaliser leurs comportements contradictoires ou encore ignorer ou minimiser les informations qui contredisent leurs croyances.

C’est par exemple ce qui s’est passé avec notre DG l’autre jour. Défendre une position où on se bat pour le Cameroun en ayant un passeport français dans la poche n’est pas très cohérent. Du coup, il a essayé de justifier, rationaliser et même minimiser certaines choses.

La dissonance cognitive est l’un de mes biais cognitifs préférés. C’est tellement amusant de voir en action quelqu’un en proie à cette petite défaillance du cerveau. Ces jours, j’en vois partout. Des gens qui veulent te convaincre qu’il y a un avenir dans ce pays et quand tu leurs dis de ne donc plus envoyer leurs enfants en Occident, la gymnastique mentale commence.

Ce n’est pas une mauvaise chose que d’être en proie à la dissonance cognitive. Ce n’est que normal. Ça nous arrive à tous. C’est juste notre cerveau qui essaie de nous rappeler que nous voulons faire deux choses contradictoires en même temps. C’est l’occasion pour nous de s’arrêter et de réfléchir à la chose la plus importante et de partir sur celle-là.

Le problème c’est quand on essaie de vouloir concilier les deux en modifiant, rationalisant, justifiant, ignorant ou minimisant nos actes ou certaines informations. À ce stade, on commence à entrer dans la malhonnêteté intellectuelle. Et ça par contre c’est très mal.

Beaucoup de choses que je dis sont en contradiction avec ce que j’ai fait ou que je continue de faire. Mais si j’en parle c’est parce que je crois que ce que je dis est ce qui devrait être. Et si mes convictions sont emmenées à changer demain, je ferais toujours l’effort d’être aligné avec elles. Quand je dis par exemple que prendre une autre nationalité est un signe d’une personne qui ne fera plus grand chose pour le pays, je le pense. Et même si c’est ma femme, mon frère ou même mon fils qui le fait, ça ne changera rien à mon discours.

Le mal se propage quand les gens bons ne font rien. Mais il va encore plus vite quand les personnes intelligentes essaient de rationaliser des actes incohérents parce qu’ils ont été posés par leurs proches ou pire, eux-mêmes.


Douala 🇨🇲 

Le Courage de Dire Non

Parfois dans la vie, il faut savoir dire non. Parfois il faut savoir dire non, même si nous n’avons pas d’autres alternatives. Dire non à ce que nous savons n’être pas bon ou juste. Dire non et accepter de ne rien avoir ou de tout perdre. Dire non, parce que c’est le dernier rempart contre le mal ou la médiocrité.

“On va faire comment”, “on n’a pas le choix” sont des phrases que j’entends trop souvent chez nous. Des phrases que nous utilisons pour accepter la médiocrité ou laisser se propager l’impunité.

Nous avons toujours le choix. Et refuser de choisir parmi des mauvaises options fait partie des options à notre disposition. Ayons le courage de choisir cette option quand il faut. Ayons le courage de dire non et de réfléchir à une meilleure solution même si pour le moment nous ne réussissons pas à l’envisager.

Parfois, tout ce qui te sépare de cette meilleure alternative est le fait de pouvoir dire non à toutes les mauvaises qui te sont présentées.


Douala 🇨🇲 

La Double Nationalité : Un Faux Débat ?

Hier, avec Flavien, nous déjeunions avec un grand DG de la place. Dans un commentaire par rapport à un projet en RDC, il nous a dit qu’il avait finalement levé le pied. La cause : il y était il y a quelques semaines lors du coup d’état manqué. Il nous a raconté comment il avait eu la peur de sa vie et avait dû se réfugier sous le lit pendant des heures sur les consignes du personnel de l’hôtel. Il leur avait demandé où était située l’ambassade de France.

Je pense qu’il se souviendra toute sa vie d’éviter certains commentaires devant nous. Avec un grand sourire, Flavien lui a demandé pourquoi l’ambassade de France ? S’il avait un passeport français ? À noter que c’est un Pater qui a étudié et travaillé en France de nombreuses années avant de rentrer au pays.

Sentant qu’il venait de faire une gaffe, il n’a pas vraiment répondu à la question, essayant de nous enfumer avec une histoire d’humanitaire et tout, pour finir par dire que la question de nationalité était un faux débat. Que le passeport ne déterminait pas vraiment qui aimait un pays plus qu’un autre. Enfin, tout un tas d’histoires que j’entends souvent de mes amis mbenguistes avec leurs nouveaux passeports.

Flavien a été poli et n’a pas insisté. C’était à mon tour de jouer. Je lui ai fait savoir que je ne pensais pas que c’était un faux débat. Que je pensais que la double nationalité avait été mise en place par les plus forts pour spolier les plus faibles de leurs ressources humaines. Et que la plupart des anciens pays du tiers-monde qui ont réussi à s’élever au rang de grandes puissances mondiales aujourd’hui n’acceptaient pas la double nationalité.

Comment peut-on demander à un enfant de choisir entre son père et sa mère quand l’un est vendeur de glace et l’autre agriculteur ? Les enfants, qui aiment le sucre, vont naturellement se diriger vers le vendeur de glace. Les pays développés savent qu’avec la double nationalité, la balance va presque toujours pencher de leur côté. C’est un jeu auquel on ne devrait pas jouer. Nous ne maîtrisons pas les règles et n’avons juste aucun moyen pour le gagner.

J’entends souvent des Camerounais, surtout de la diaspora, se plaindre du fait que le Cameroun soit un pays bizarre où la double nationalité n’est pas permise. À les entendre, le Cameroun serait une exception internationale. Beaucoup ne savent pas que nous ne sommes même pas les plus stricts sur la question. Les plus stricts étant la Chine, le Japon, l’Inde ou la RDC pour ne citer que ceux-là. Et certains ne savent même pas que les pays dans lesquels ils vivent actuellement et dont ils convoitent la nationalité, ne tolèrent que partiellement cette double nationalité, un peu comme le Cameroun. Des pays comme l’Allemagne, l’Autriche, la Norvège ou même la Hollande. Pour ne citer que les pays d’Europe. Et jusqu’en 2008, même la Belgique ne l’acceptait pas du tout.

Nous sommes tellement concentrés sur nos petits nombrils qu’on ne se rend pas compte de tous les instruments mis en place par les puissants pour nous attirer comme des mouches avec du lait. Et j’avoue que moi-même, jusqu’à il y a quelques années, je n’y voyais que du feu. Heureusement que je fais un effort constant de ne jamais cesser d’apprendre.

Pendant mon séjour en Occident, j’ai remarqué un schéma qui m’a fait peur. Les jeunes africains y arrivent souvent entre 20 et 30 ans. Pour ceux qui font des études, il se passe à peu près 5 à 8 ans d’études. Ensuite, commence une phase où il faut avoir les “bons” papiers, qui peut durer entre 3 et 5 ans. Les plus malins dans cette phase convoitent directement le Saint Graal : la nationalité du pays d’accueil. Et une fois tout ça dans la poche, commence un long processus d’intégration. À 30 ans, on veut devenir comme un Français qui l’est depuis 30 ans, tout en essayant de se débarrasser de ses vieilles habitudes de Camerounais qu’on trimballe depuis sa naissance.

Tout ceci donne naissance à des êtres extrêmement frustrés. Trop noirs pour être français, trop français pour être camerounais. Tous ces guignols qu’on voit vociférer tous les jours sur les réseaux sociaux. Des personnes qui ne savent pas qu’elles ont été prises au piège. Et il leur faudra une tonne de courage pour se sortir de cette situation délicate. Et je ne te parle même pas de leurs enfants, les pauvres !

Comme je disais à notre Pater hier, nous avons besoin de construire une identité camerounaise. Nous n’avons pas besoin de nous tracasser avec des problèmes de double nationalité. Nous avons plus de 20 millions de jeunes qui ont moins de 20 ans, donc encore mineurs. Nous avons le devoir de leur proposer une vraie alternative, une patrie qui serait la leur. Un bien qu’ils pourraient chérir. Nous n’avons pas besoin de modèles de personnes qui ont été prises au piège par envie ou manque de maîtrise de soi. Nous n’avons pas besoin de 10 millions de jeunes dans 15 ans sur le marché de l’emploi qui se demanderaient s’il ne serait pas préférable d’aller chercher un passeport canadien ou italien avant de revenir voir ce qu’ils pourraient faire pour leur pays 20 ans plus tard. Nous avons besoin de jeunes concentrés qui savent que ce n’est pas un hasard s’ils sont nés dans cette partie du monde et que c’est leur devoir de balayer la maison pour la rendre la plus belle du quartier.

Être camerounais, ce n’est pas seulement avoir des droits, comme le pensent la plupart des pleurnichards d’internet. C’est aussi et surtout avoir des devoirs. Le devoir de s’occuper de la génération précédente et de guider celle suivante. Et si quelqu’un trouve qu’il est mieux ailleurs, nous n’allons pas le pleurer. Même les milliardaires renient leurs enfants.

Le Cameroun était là avant nous et sera là après nous. Si certains pensent qu’ils sont au-dessus de lui, si ça ne dépendait que de moi, on leur interdirait même l’entrée.

Pourquoi crois-tu que la plupart de nos dignitaires vont mourir en Occident ? La plupart ont des passeports occidentaux. Et ils savent qu’à un certain âge, leurs enfants devront aller dans de bonnes écoles et qu’eux-mêmes auront des problèmes de santé. Ils le savent comme toi aussi tu le sais. Mais pourquoi construire des universités et des hôpitaux dignes de ce nom en Afrique quand leurs enfants pourront aller s’inscrire dans les universités de leurs “vrais” pays ou quand ils pourront aller se soigner gratuitement en France au frais de la Sécu ? Pourquoi se donner autant de peine ?

Je ne refuse pas qu’une personne ait la double nationalité. Beaucoup trop de personnes sont nées de parents de nationalités différentes. Et il serait injuste de leur refuser une nationalité d’un de leurs parents. Mais le Japon, par exemple, a fait un bon compromis en laissant l’enfant choisir sa nationalité à la majorité. Soit tu gardes la japonaise soit tu la perds. Mais tu ne pourras pas avoir les deux. L’Inde aussi a un système plutôt pas mal avec leur carte d’identité de ressortissants de personnes d’origine indienne, qui leur permet d’entrer dans le pays sans visa. Mais quand il s’agit de construire un pays, d’avoir “the skin in the game”, on ne peut pas jouer sur les deux camps. Il faudra choisir. En Australie, par exemple, il est impossible d’être élu au parlement ou au sénat si on a une double nationalité. Et même Boris Johnson (né à New York) a dû renoncer à sa nationalité américaine quand il devait devenir premier ministre de Grande Bretagne.

Un peu de sérieux mes amis!


Douala 🇨🇲 

Les Trois Remparts de l'Éducation

J’ai une théorie sur l’éducation. Une théorie qu’il faudra peut-être que je développe en profondeur dans un essai ou un livre dans le futur. Aujourd’hui, j’aimerais te dire brièvement de quoi il s’agit. En espérant pouvoir déclencher un instant de réflexion et de partage.

Je pense que dans l’éducation il existe trois grands remparts. Le premier étant le cercle familial, le second l’école ou la communauté, et le troisième l’entreprise. C’est à ces trois niveaux, selon moi, que nous avons l’occasion d’éduquer un peuple.

Chaque rempart a sa place et joue un rôle précis, mais ils ne sont pas d’importance égale. Ils sont plus comme des couches d’un oignon.

Le Premier Rempart : Le Cercle Familial

Le premier rempart, le cercle familial, est l’endroit où l’individu commence son apprentissage. Il y apprend des choses simples de la vie, comme parler, marcher, qu’est-ce qui est comestible et qu’est-ce qui ne l’est pas. Il y apprend des concepts qui lui seront utiles toute sa vie. Des concepts qui demandent souvent beaucoup de patience pour être maîtrisés.

Personne d’autre que ses parents n’aurait la patience nécessaire pour lui apprendre ces notions de base de la vie, surtout sans être payé. Raison pour laquelle il est important en tant que parent d’être présent pour ses enfants et de faire preuve de patience avec eux. Car nous avons la lourde tâche de leur apprendre les concepts de base de la vie. Des concepts qui à première vue n’ont pas une grande valeur, mais des concepts qui, s’ils ne sont pas maîtrisés assez tôt, vont entraîner de graves retards chez nos enfants. Ce sont en général des concepts qui demandent beaucoup de patience et d’attention pour être maîtrisés.

Je pense d’ailleurs que les grossesses durent en moyenne entre 37 et 42 semaines parce que c’est le temps minimum nécessaire pour la maman pour pouvoir apprendre les rudiments de la vie à un nouveau-né. Et si l’enfance est aussi longue chez les êtres humains, c’est parce que nous sommes des êtres tellement complexes qu’il nous faut plusieurs années sous la supervision de nos parents pour apprendre tous les concepts dont nous aurons besoin dans notre vie adulte.

Le Deuxième Rempart : L’École ou la Communauté

Ne pouvant pas consacrer autant d’années exclusivement à l’éducation de nos enfants, nous avons trouvé une parade, l’école, le deuxième rempart. Qui est un compromis entre l’apprentissage des notions de base et l’attention. Ici, l’individu apprend les bases du système complexe que nous avons créé. L’individu apprend à écrire, compter, à faire des raisonnements logiques. Et plus il avance dans ce système, plus il apprend de nouvelles choses. Mais la plupart du temps, tout ce qu’il y apprend est théorique. Il a le savoir mais il lui manque le savoir-faire.

Le Troisième Rempart : L’Entreprise

Ce savoir-faire, il l’acquiert en entreprise, le troisième rempart. C’est ici que l’individu vient parfaire son éducation. Il peut enfin mettre en pratique tout ce qu’il a appris durant toutes ces années. En pratiquant, il a l’occasion de corriger ses apprentissages, ce qu’il ne pouvait pas faire avant parce qu’il n’avait pas d’occasion de mettre en pratique ce qu’il apprenait.

Ce troisième rempart a l’avantage qu’il est merveilleusement bien aligné en termes de motivation. Plus l’individu apprendra, plus il s’améliorera et plus il aura la capacité de gagner de l’argent et de se rapprocher de son idéal de vie. Contrairement à la famille où l’individu est limite un ayant droit et à l’école où il ne voit pas forcément l’avantage qu’il aura à maîtriser toute cette éducation qui lui est offerte, en entreprise, il a tout intérêt à s’y coller. Car son revenu en dépend. Et de son revenu dépend sa survie.

Le troisième rempart est donc pour moi le plus important. C’est le rempart qui a la possibilité de corriger les défauts des deux premiers. Un enfant peut être né orphelin et avoir grandi en forêt donc n’avoir pas eu la chance de profiter de l’éducation du cocon familial ni d’une école. Mais s’il veut s’insérer dans la société et travailler pour vivre, il passera par le rempart de l’entreprise. Et à ce niveau, il sera obligé d’apprendre tout le nécessaire pour pouvoir continuer son insertion dans la communauté.

L'Importance du Troisième Rempart

Il est donc primordial que nous reconnaissions notre rôle en tant que chefs d’entreprise. En plus de toutes les tâches qui sont les nôtres, nous avons la lourde mission de parfaire l’éducation des individus (employés et clients) avec lesquels nous sommes emmenés à collaborer. Et de reprendre à zéro celle de ceux qui n’en ont pas eu.

Beaucoup de chefs d’entreprise de nos jours, particulièrement en Afrique, ne se rendent pas compte de cette mission qui est la leur. Celle de dernier rempart de l’éducation de la société.

J’ai souvent l’habitude de dire qu’un pays est aussi développé que le niveau d’intelligence de ses chefs d’entreprise. Car ce sont ces patrons d’industrie qui, en prenant leurs rôles d’éducation au sérieux, réussissent à élever toute la population.

Beaucoup de progrès que nous observons dans des pays développés sont des inventions des chefs d’entreprises. Et c’est parce qu’ils sont le dernier rempart, qu’ils ont la capacité d’évaluer le niveau d’éducation des individus avec lesquels ils traitent tous les jours, et qu’ils sont impliqués dans les planifications des programmes scolaires et l’organisation de la vie familiale à travers les divers congés.

Appel à l'Action pour les Chefs d’Entreprise Africains

Si tu lis ce texte et que tu es un chef d’entreprise africain, je t’invite à une prise de conscience. L’Afrique ne pourra pas rattraper son retard de développement si ses chefs d’entreprise ne prennent pas leur rôle au sérieux. Ce n’est pas en envoyant tes enfants étudier à Harvard que tu amélioreras l’éducation de tes employés. Ce n’est pas en licenciant à tour de bras que le niveau de compétence s’améliorera dans le pays. C’est en t’impliquant dans l’éducation de tes collaborateurs que nous pourrons espérer sortir la tête de l’eau. Parce que leur survie dépend de toi, de ce que tu leur donnes (le salaire pour les employés, le produit/service pour les clients), qu’ils pourront t’écouter et mettre le cap dans la bonne direction.


Douala 🇨🇲 

Loyauté et fidélité, deux vertus distinctes

La fidélité et la loyauté sont deux concepts que je vois souvent beaucoup de personnes confondre. Et pour ceux qui réussissent à faire la différence, j’ai l’impression que la fidélité est plus importante que la loyauté. Un avis que je ne partage pas du tout.

Je suis quelqu’un de fidèle. J’essaie de l’être sur la plupart des choses que je fais. Mais pour moi, la loyauté a encore plus de valeur. Je me définis comme une personne très loyale et chaque jour, je me bats pour vivre à la hauteur de cette vertu qu’est la loyauté.

J’ai demandé à Claude (L’IA développée par Anthropic. Une compagnie d’intelligence artificielle créée en 2021 par d’anciens employés d’OpenAI, la maison mère de ChatGPT) quelle était la différence entre la fidélité et la loyauté. Ci-dessous sa réponse : 

"La fidélité se réfère à la constance dans les engagements et les promesses, qu'ils soient personnels ou professionnels. Être fidèle signifie rester attaché et constant envers une personne, une idée ou une cause, même face à des tentations ou des défis.

La loyauté, en revanche, est plus profonde et implique un dévouement et une allégeance à une personne, un groupe ou une cause, souvent au-delà des engagements explicites. La loyauté peut exiger des sacrifices et des choix difficiles pour soutenir ce à quoi on est loyal, même si cela n'est pas toujours visible ou récompensé.”

Je crois que ça capture assez bien l’image que je me fais de la loyauté et de la fidélité. Et j’espère que ça pourra t’aider à y voir plus clair toi aussi.

Si je t’en parle aujourd’hui, c’est parce que je me rends compte que beaucoup de nos actes sont dirigés par la loyauté. Et qu’on le veuille ou pas, nous serons loyaux à une ou plusieurs choses dans nos vies. Le problème, c’est que si nous ne choisissons pas expressément à qui (ou quoi) donner notre loyauté, quelqu’un d’autre pourra hacker le système et la rediriger à son profit.

Il y a quelques années, je disais à un ami qu’une des choses qui me répugnait dans la religion était cette capacité qu’elle avait à pouvoir se mettre (intentionnellement) entre un parent et ses enfants, des frères, des amis et tout type de relation censée être plus forte. Nous le voyons tous les jours avec les églises réveillées qui réussissent à convaincre leurs proies (comme je les appelle) à couper tout lien avec les membres de leurs familles qui ne sont pas de la même église. Je vois des personnes négliger des relations plus solides et longues pour des relations plus fragiles sous le seul prétexte qu’avec ces nouvelles relations, elles croient au même Dieu.

Beaucoup trop de personnes ne se rendent pas compte que la plupart des choses qu’elles font sont en cohérence avec une loyauté quelconque. La loyauté à une communauté, à un groupe ou même à un pays comme c’est mon cas. Je n’ai pas choisi le Cameroun, j’y suis né. Et contrairement à d’autres, j’ai décidé d’y être loyal. Cette loyauté qui au départ n’était pas contrôlée est devenue de plus en plus intentionnelle avec le temps. L’une des raisons étant le fait que je ne me sois pas laissé attirer par les sirènes d’un autre groupe.

Plus jeune, étant chrétien, je me sentais plus loyal au pape, au catholicisme qu’à mon président ou mon propre pays. Aujourd’hui avec du recul, je comprends pourquoi la plupart des grandes conquêtes se sont faites avec un motif religieux. Il est difficile de gouverner sur un territoire à mille lieux du sien. Mais si vous réussissez à convaincre ces peuples de croire aux mêmes principes religieux que vous, ils seront loyaux à cette religion et vous n’aurez qu’à contrôler les règles de la religion à distance pour avoir l’obéissance et la loyauté de tous ces peuples.

Aujourd’hui encore, je vois auprès de moi des personnes qui seraient prêtes à brûler le village dans lequel elles sont nées si l’ordre venait du Vatican ou de la Mecque. Leurs ravisseurs ont réussi à utiliser l’une de leurs armes les plus puissantes contre elles-mêmes.

Aujourd’hui en Afrique, beaucoup de nos leaders sont membres de sociétés secrètes occidentales. Je ne vais pas entrer dans le débat sur le fait que ces sociétés secrètes soient bonnes ou mauvaises. Tout ce que je sais, c’est qu’elles sont pour la plupart organisées sur le modèle hiérarchique des églises. Et la question que je me suis toujours posée est “Comment le président, le ministre d’un pays va faire quelque chose de bien pour son pays si cette chose est en totale contradiction avec l’intérêt de son supérieur hiérarchique dans sa société secrète?” Je n’arrive toujours pas à trouver une réponse. Enfin, je ne pense pas que ces dirigeants peuvent donner leur loyauté à deux communautés avec des intérêts divers.

Certains me diront que les intérêts ne sont pas forcément différents. Et à cette affirmation, je demande toujours à quoi servent donc toutes ces armées, toutes ces armes que nous créons, les unes encore plus meurtrières que les autres? À se défendre contre des attaques extraterrestres? Non, je ne pense pas. Nous vivons peut-être sur la même planète et sommes obligés de collaborer sur plusieurs points. Mais nous ne devons pas oublier le fait que chacun de nous voit le monde à sa façon et n’aimerait pas qu’on lui en impose une autre. Nous avons donc tous des intérêts différents.

Juste, qu’en Afrique nous n’avons pas encore compris l’importance de la loyauté. Et nous donnons notre loyauté à des organismes qui ne défendent pas forcément nos intérêts.

Le pire c’est qu’aujourd’hui nous voulons tous fuir nos pays pour aller profiter des systèmes créés par les autres chez eux. Ce que nous ne savons pas, c’est que ces autres sont des peuples qui ont de longues années d’expérience avec le concept de loyauté. Ils n’accepteront pas de se diluer avec des personnes qui n’ont jamais fait aucune preuve de loyauté intentionnelle. Des personnes qui n’ont pas été capables de défendre leurs portions de terre ne pourront jamais défendre cette nouvelle terre qu’elles appellent désormais la leur. Et ça, ce n’est que normal.

Il est temps que nous prenions conscience du fait que nous appartenons naturellement à une communauté à laquelle nous devons être loyaux. Que nous arrêtions de la faire passer au second plan. Que nous retournions à notre culture, à nos valeurs.

La Finlande a été tour à tour sous domination suédoise pendant plus de 600 ans et sous domination russe pendant plus de 100 ans. Mais malgré tout, son peuple est resté loyal. L’identité et la culture finlandaises ont été préservées tout au long grâce à la bravoure et à la loyauté de son peuple.

Même pas 200 ans de colonisation chez nous et les mariages et enterrements se font à l’occidentale ou à l’orientale. Nous avons traité notre culture de sorcellerie et préférons aller mourir à Paris ou à Montréal. Nous devrions avoir honte!

Si tu ne t’es jamais posé la question, j’aimerais que dès aujourd’hui tu fasses ton examen de conscience et que tu te demandes à qui (ou quoi) tu donnes ta loyauté. Parce que, que tu le veuilles ou non, tu es loyal à quelque chose. Est-ce que cette chose ou cette personne t’est loyale en retour. Parce qu’au cas où tu ne le saurais pas, pendant la 2e guerre mondiale, tous les Américains d’origine japonaise des USA ont été parqués dans des camps de concentration en Californie dès que le Japon est entré en guerre.

Ce serait dommage de continuer de gaspiller ta loyauté. Ou bien?


Douala 🇨🇲 

Ose marcher à contre-courant

Si tu veux aller loin dans la vie, atteindre les sommets atteints par très peu de personnes jusqu’ici, il va falloir que tu arrêtes de faire comme tout le monde. Car tout ce monde que tu suis religieusement sans te poser de questions ne va certainement pas au même endroit que toi.

Je tenais à te rappeler ce petit principe afin que tu te poses les bonnes questions dorénavant. “Est-ce que ce que je suis en train de faire est en phase avec celui que je veux devenir?” "Est-ce qu’en suivant la route empruntée par tout le monde, je ne vais pas me retrouver au même endroit qu’eux?”

Ce sont des questions que je me suis posées dès mes premiers mois en Occident. Je rencontrais des aînés qui étaient là depuis plusieurs décennies pour certains et qui nourrissaient toujours le rêve de rentrer au pays. Tous mes camarades de promo d’ailleurs nourrissaient aussi ce même rêve, autant que moi. Mais la chose qui me frappait était que nous étions en train de suivre bêtement le même schéma que ces aînés.

Pourquoi faire pareil que quelqu’un qui a dit il y a 20 ans que dans 10 ans au plus tard il serait de retour au pays, si 20 ans plus tard il n’est pas encore prêt de rentrer? À partir de là, j’ai commencé à me méfier de leurs conseils, à me tenir à l’écart de toutes les choses qu’ils célébraient. Avoir un CDI dans une grosse boîte, prendre un crédit immobilier ou encore faire une demande de nationalité. Je me suis posé les bonnes questions et j’ai juste essayé de faire le contraire de ce qu’ils faisaient.

Aujourd’hui, il faut croire que le choix était le bon. Je suis de retour au pays. Et bientôt 15 ans plus tard, ces mêmes personnes nourrissent encore le rêve de rentrer. Ils ont accueilli dans leurs rangs, mes camarades de promo qui eux aussi ont déjà largement passé le cap qu’ils s’étaient fixés. Qui sait dans 20 ans quand ils auront fini de payer leurs crédits immobiliers, ils sauteront enfin le pas.

Quand ce jour viendra, s’il arrive un jour. Ils ne me trouveront certainement pas à Douala. J’aurais déjà fait un autre mouvement à contre-courant, je serais déjà installé à Bana.


Douala 🇨🇲 

L'inaction : complice du mal

Aujourd’hui j’avais ma séance de travail avec maman comme d’habitude. Un de mes moments préférés de la semaine. Dans les divers, nous sommes arrivés par hasard sur la question de la justice. Et je lui ai rappelé tout ce que j’avais mis dans mon texte de la veille. Je lui ai dit à quel point c’était notre silence complice qui était le meilleur atout du mal ici chez nous. Et que j’avais décidé de ne plus me taire et de refuser de participer à faire progresser le mal par mon inaction. Et là elle m’a raconté une histoire. Quelque chose qui s’était passé durant la semaine même.

Avant de te raconter cette histoire, laisse-moi te donner un peu de contexte.

Ma maman a toujours été très gentille et maternelle. Quand nous n’étions que des enfants, à peu près tous nos voisins venaient passer du temps chez nous, pour manger et regarder la télévision. 

Il y a 3 ans, notre voisine la plus proche dont le fils est devenu marabout a copieusement insulté ma mère devant la maison. La traitant de sorcière, qu’elle avait un serpent caché chez elle. Bref, je t’épargne les détails. Apparemment ce n’était pas beau à voir et ça aurait duré des heures. Je n’étais pas là, trop occupé à me les geler en Occident.

Ma maman ce jour était tétanisée et totalement paralysée. Personne pour venir à sa défense. Tout le monde regardait sans dire mot. Une autre voisine était juste devant son portail. La voisine vivant dans la maison juste après celle qui insultait maman. Ma maman lui a jeté un regard genre désespéré du genre “toi aussi tu me laisses me faire traiter de sorcière?”. La voisine en question a croisé le regard de maman et l’a complètement ignorée.

Cette semaine, 3 ans plus tard, cette voisine, appelons-la “Pierrette”, pour les connaisseurs. Pierrette a vu maman passer devant son portail et lui a demandé un service. Maman étant pressée lui a dit de passer à la maison le lendemain matin. Une fois arrivée, maman l’a fait asseoir. Et lui a posé quelques questions. Elle lui a demandé si elle se rappelait comment il y a plus de 25 ans aujourd’hui tous les enfants du quartier venaient manger chez elle y compris les siens. Pierrette a dit oui, qu’elle ne peut jamais oublier ça. Maman lui a demandé si elle se rappelle comment elle lui sauvait la mise chaque fois dans son foyer quand son mari ne voulait pas lui donner d’argent pour la maison. La voisine a dit qu’elle se rappelait et lui serait toujours reconnaissante.

Et là maman lui a dit qu’il y a 3 ans, quand elle se faisait insulter par la voisine, elle était dépitée et cherchait du réconfort dans le regard des autres. Qu’elle avait croisé son regard et que cette dernière avait fait comme si elle ne la connaissait même pas. Maman lui a dit que cet acte lui avait fait beaucoup plus mal que toutes les insultes de la voisine. Pierrette a voulu se mettre à genoux pour lui demander pardon. Et maman lui a dit que ça ne valait pas la peine. Qu’elle ne lui en voulait pas, mais qu’elle voulait juste le lui faire savoir. Et Pierrette a remercié maman de lui avoir dit ça, de lui avoir rappelé le tort que son inaction avait causé.

Ah! J’en avais presque les larmes aux yeux. Il y a quelques années, connaissant maman, elle n’en aurait jamais fait allusion à Pierrette. Mais aujourd’hui elle a le courage de parler. Elle ne laisse plus le silence aider le mal à faire sa mauvaise besogne. Et j’aime à croire que tout ça c’est un peu grâce à moi. Quelque chose que je n’aurais certainement pas pu faire de l’Occident. L’effet papillon dans toute sa splendeur.

Et si tu te demandes encore pourquoi j’ai choisi le nom Pierrette, laisse-moi éclairer ta lanterne. Dans la Bible, il est dit que quand Judas a trahi Jésus et que les soldats sont venus l’emmener, Pierre voulait se battre pour le défendre. Et Jésus l’en a dissuadé en lui disant qu’il ferait pire que Judas. Qu’avant que le coq ne chante, il l’aurait renié trois fois. Ce que Pierre fit!

Si j’ai choisi Pierrette, c’est en hommage à Pierre. La Bible que j’ai lue, je considère comme un livre philosophique. Et l’enseignement ici est très clair. Ce n’est pas l’action de celui qui cause le mal qui est la chose la plus grave, c’est l’inaction de celui qui voit sans mot dire qui l’est. Le premier permet au mal de se mettre en place, le second lui donne un environnement pour prospérer et se multiplier.

Une fois de plus, j’aimerais te rappeler cette si belle phrase d’Edmund Burke, “Tout ce dont le mal a besoin pour triompher, c'est que les hommes de bien ne fassent rien.” Et te demander:

“Alors fais-tu partie des Pierre et des Pierrette de ce monde?”


Douala 🇨🇲 

De l’inaction à l’Injustice : Pourquoi nous devons tous agir

“Souvent, l'injustice réside dans ce que nous ne faisons pas, pas seulement dans ce que nous faisons.” - Marc Aurèle

J’aime beaucoup cette phrase de Marc Aurèle qui nous encourage à une vie active et vertueuse dans laquelle chacun devrait assumer ses responsabilités envers la société et agir pour le bien commun. Elle rejoint à la perfection une phrase souvent attribuée à Edmund Burke qui dit: "Tout ce dont le mal a besoin pour triompher, c'est que les hommes de bien ne fassent rien.”

Aujourd’hui j’aimerais juste te rappeler que si tu n’es pas en train de contribuer activement à la solution, à combattre le mal, tu es forcément du camp de ceux qui le perpétuent. Car nous avons souvent l’habitude de penser que cela ne nous regarde pas tant que nous ne sommes pas directement touchés ou que nous réussissons à tirer notre épingle du jeu.

Comme j’ai l’habitude de rappeler à ma maman, j’avais réussi à me sortir de ce merdier dans lequel j’ai grandi. J’aurais pu me faire une meilleure vie au soleil (enfin, avec beaucoup de neige aussi). Mais si mes actes ne contribuent pas à réparer la situation dans laquelle j’ai grandi, en quoi suis-je différent de toutes ces personnes qui nous ont plongé dans cette situation et qui entretiennent la misère de tant de peuples. Si je suis revenu c’est parce que ma place est ici, près de mon peuple, à me battre avec eux pour qu’ensemble nous mettions fin à l’injustice et espérons un avenir meilleur pour les futures générations. Peut-être que je ne gagnerais rien à le faire, peut-être que je mourrais sur le champ de bataille, mais au moins j’aurais contribué à entretenir la chaîne de l’espoir. L’espoir que le bien peut triompher du mal. Et surtout je n’aurais pas, par mon inaction, contribué à grossir les rangs du mal.

Tout ceci me fait penser à un célèbre poème de Martin Niemöller, pasteur protestant et opposant au régime nazi:

Quand ils sont venus chercher les communistes, Je n'ai rien dit, je n'étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, Je n'ai rien dit, je n'étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les juifs, Je n'ai rien dit, je n'étais pas juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques, Je n'ai rien dit, je n'étais pas catholique.
Puis ils sont venus me chercher, Et il ne restait plus personne pour protester.

Aujourd’hui tu ne dis rien parce que le mal ne te touche pas, parce que tu en bénéficies même peut-être. Mais j’aimerais que tu saches qu’il ne se rassasie pas. Et qu’il se tournera bientôt vers toi quand il n’aura plus rien à manger.

Tu as décidé de faire partir toute ta famille en Occident au lieu de te battre contre le mal qui nous empêche de nous épanouir ici en Afrique?

Tu as décidé de prendre ton passeport bordeaux au lieu de te battre pour que ton passeport ndolè nous donne à tous ces mêmes avantages?

Tu as décidé de boire du champagne avec quelques amis à toi en lieu et place de l’eau potable pour tous?

Tu as décidé de gagner 5 millions de dollars par an au lieu de soigner le maximum de personnes dans ton peuple, y compris tes parents?

Tu as décidé de te taire devant toutes ces injustices quand bien même tu as le pouvoir de faire avancer les choses?

Félicitations! Le mal n’aurait pas trouvé meilleur ambassadeur. Mais sache qu’un jour, il viendra pour toi où que tu sois. Et il n’y aura plus personne pour protester.


Douala 🇨🇲 

L'IA à portée de main avec Meta AI sur WhatsApp

Tu sais qu’un de mes combats avec mes textes est d’inciter le maximum d’entre nous à s’intéresser aux outils qui pourraient nous aider à rattraper notre retard en terme de développement. Et aujourd’hui, l’Intelligence Artificielle (IA) me semble être un outil avec lequel nous devons à tout prix nous familiariser.

Aujourd’hui j’aimerais te parler de Meta AI. Je ne sais pas si tu as la dernière version de WhatsApp installée sur ton téléphone, mais Meta (Facebook) y est en train de déployer sa propre IA. Directement sur WhatsApp. Pas besoin d’installer une application, de créer un compte ou de payer un abonnement quelconque. C’est juste là, dans l’application où tu passes certainement déjà la plupart de ton temps sur ton téléphone.

Je t’invite à en profiter pour lui poser tout un tas de questions. De lui demander de te faire un curriculum personnalisé pour t’aider à acquérir une nouvelle aptitude. Tu peux t’en servir comme ton assistant personnel ou ton professeur particulier. Tu n’as plus aucune raison de ne plus avoir au moins une vague idée sur un sujet quelconque, plus aucune raison d’envoyer des messages truffés de fautes. Tu ne sais pas comment te débarrasser de ces souris chez toi, quoi faire pour calmer le petit dernier qui n’arrive pas à dormir, c’est le moment de mettre Meta AI à contribution.

Pin la conversation avec Meta AI tout en haut et impose-toi une routine de lui poser au moins une question par jour. Il y a encore tellement de choses qu’il ne pourra pas faire, mais rien ne t’empêche de découvrir ses limites et pourquoi pas avoir de nouvelles idées de business.

Il y a quelques jours, j’ai fait un texte où je te disais de faire confiance à la vie car on ne peut pas prédire le futur avec exactitude. Facebook en rachetant WhatsApp ne pouvait pas prévoir tout ceci. Il ne pouvait pas prévoir qu’une dizaine d’années plus tard, cette petite application lui permettrait en un seul clic de mettre son IA sur plus d’un milliard de smartphones à travers le monde. Ce que ses concurrents, qui se sont lancés dans la course bien avant lui, ont fait en dépensant une fortune. Pour ne même pas atteindre le même résultat pour la plupart.

Bref, je te laisse aller jouer avec ton nouveau joujou.


Douala 🇨🇲 

Africa en musica

“Sans musique, la vie serait une erreur.” - Friedrich Nietzsche

Nous sommes à plus de 100 textes déjà et je ne t’ai jamais parlé d’une partie très importante de ma vie, la musique. Avant d’aller plus loin, il va falloir que je me présente de nouveau.

Je suis Ronel Kouakep, père, philomathe et entrepreneur. Et sans la musique, je ne serais rien de tout ça. Je suis un très grand fan de musique. Une chose que j’ai remarqué que partagent les personnes engagées. Je me considère comme un mécène et je travaille d’ailleurs sur un projet afin de démocratiser le mécénat dans la musique, c’est te dire. Je ne compte pas le nombre d’enceintes et de casques que j’ai chez moi. Et j’écoute de la musique quasiment tous les jours. Surtout les jours où ça va mal. Les autres se tournent vers leurs dieux, moi je me tourne vers des sons mélodieux.

De temps en temps, j’aimerais partager avec toi si tu le permets, ma passion pour la musique. Des morceaux que j’aime, des sons qui m’ont marqué, mes musiciens préférés.

Nous allons commencer aujourd’hui par un son qui est dans mon Panthéon Musical (une liste de mes morceaux préférés de tous les temps). Il est en effet le 3e sur la liste et il tient une place spéciale dans mon cœur. Surtout depuis que je me suis donné corps et âme dans mon combat pour une meilleure Afrique (et que je me mets à dos la diaspora inutile et nuisible).

C’est un son qui vient du Gabon. Je l’ai découvert quand j’y vivais il y a plus de 15 ans aujourd’hui. À cette époque, Internet n’était pas encore aussi efficient qu’aujourd’hui. Surtout chez nous en Afrique. Une fois arrivé en Occident, j’ai eu un mal de chien à le retrouver. Pendant plus d’une décennie je l’ai cherché en vain. Je ne te dis donc pas quelle était ma joie quand j’ai enfin pu le trouver sur Spotify il y a 2 ans. Je l’ai écouté en boucle pendant une semaine au moins. Il s’agit de “Africa” de Hermy Mabila. Eh oui, on ne se réinvente pas.

Je t’invite à prendre quelques minutes pour l’écouter et me donner ton avis plus tard. Entre la mélodie, les paroles, le rythme et les références aux ambiances de chez nous, il y a tout pour nous rappeler à quel point l’Afrique est belle et que nous devrions nous battre pour elle.


Douala 🎶 🇨🇲 🌍