Je ne pense pas que Seth Godin pourra me sauver aujourd’hui. Il est 22h passées et je suis encore au bureau. Je dois écrire mon texte avant de rentrer et je suis fatigué comme jamais. Comme tu le sais déjà, à cette heure, je ne peux pas me lancer dans la rédaction d’un texte profond qui me prendrait beaucoup trop de temps. Et pourtant, j’avais une folle envie de parler de la diaspora aujourd’hui. Car un pote m’a envoyé ce matin une vidéo de la rencontre de dimanche avec le Pr Maurice Kamto. Il ne savait pas que j’y étais allé. Encore un pote qui préfère lire tout ce qui se dit sur internet sauf mon blog. Mais on va faire comment, nul n’est prophète chez soi.
Bref, je voulais te parler de la diaspora parce qu’il m’a dit qu’il ne comprenait pas le problème que j’avais avec la diaspora. Pourquoi je faisais une fixation sur eux. Je lui ai fait une petite — bon, une moyenne — réponse. Et je me suis dit qu’il fallait que je fasse un article sur le sujet. Parce que je parie que toi aussi tu te poses cette question. Et que toi aussi tu ne connais sûrement pas l’origine du mot diaspora.
Mais comme je te disais plus haut, il est déjà 22h10 et je vais garder ce sujet au chaud pour un autre jour. Je vais le rajouter aux 90 autres déjà présents dans ma base de données. Aujourd’hui, je vais te parler de quelque chose qui occupe pleinement mon esprit depuis ce matin — enfin, mon estomac. Ou les deux ? Je suis confus.
Parmi mes routines mises en place pour travailler un peu plus ma discipline, j’ai ajouté depuis l’année passée une routine de jeûne. J’essaie de pratiquer des exercices de privation délibérée recommandés par Sénèque, qui disait :
“Réserve-toi un certain nombre de jours pendant lesquels tu te contenteras de la nourriture la plus frugale et la moins chère, d'un vêtement grossier et rude, tout en te disant : ‘Est-ce donc cela que je redoutais ?’ ... C'est précisément dans les moments d'insouciance que l'âme doit se renforcer à l'avance pour les occasions de plus grande difficulté, et c'est lorsque la Fortune se montre favorable qu'elle doit se fortifier contre sa violence.”
J’ai donc décidé, entre autres exercices de privation, de jeûner pendant les trois premiers jours de chaque mois. Un jeûne à sec où je ne consomme que de l’eau et des boissons non caloriques.
Je dois t’avouer que je ne l’avais pas respecté les deux mois précédents. Du coup, je suis au deuxième jour ce mois-ci et on dirait que ça fait un mois que je n’ai pas mangé. Je voulais t’en parler ce soir parce que je pense que ce sont des exercices que nous devrions tous faire au moins une fois par an. Pas forcément avec la nourriture.
Si c’est un sujet qui t’intéresse et que tu aimerais me voir développer… Et si tu es arrivé sur ce texte par le post sur ma chaîne WhatsApp, retourne-y et laisse un cœur vert 💚. Et je rajouterai le sujet en numéro 92 dans ma base de données.
C’est comme de la poésie. La beauté n’est pas toujours dans le fond, souvent elle est dans la forme.
Douala 🇨🇲